Le Bâtiment

Un château entre cour et jardin

Vous allez pénétrer à la Groirie en traversant de magnifiques grilles qui datent du milieu du 18 ème siècle.
Le château sur sa façade Nord se situe au fond d’une cour d’honneur appelée autrefois « Cour des Orangers ».
C'est vers 1640 que François de La Rivière, trésorier général de l’extraordinaire des guerres, construit un premier château orné de briques et  le complète par d’importants communs. C’est à lui aussi que l’on doit la création  de vastes jardins et pièces d’eau. Il crée ainsi un charmant domaine de plaisance moderne  avec d'importants communs.
Vers 1740, Le lieutenant général Sanson de Lorchère l’agrandit pour lui donner sa forme actuelle. Le château se compose d’un corps de logis central cantonné de deux pavillons et couvert d’un comble dit à la Mansart. C’est à lui que l’on doit aussi le décor intérieur d’époque rocaille.
Les façades du château se caractérisent par le raffinement de leurs décorations (mascarons en terre cuite, balcons en fer forgé). L’équilibre architectural témoigne de la maîtrise d’un architecte de talent malheureusement inconnu. 
Dans les années 1840, le Chevalier Enlard de Grandval  souhaitant moderniser la Groirie, confie à l’architecte Pierre Felix Delarue, la création du parc romantique et les façades des dépendances. Ce dernier fut Architecte en chef du département de la Sarthe de 1828 à 1864.

Les Dépendances

Les dépendances ou grands communs du Chateau de la Groirie sont situés dans le prolongement du Chateau.
Ils le magnifient par la même et donnent l' impression d'un domaine plus vaste et grandiose.
Au titre des dépendances, on trouve les écuries dont il ne reste que le nom. L'ensemble des stalles ayant disparu au travers des siècles.
L' orangerie dont l'importance et la qualité de construction sont remarquable, prolonge les écuries.
La mode des orangeries date du XVII ème siècle quand Jean Baptiste de La Quintinie reussit l'exploit sous le règne du Roi Louis XIV d'acclimater en France, la culture des agrumes.
Le Marquis de Samson qui fit construire l'orangerie fut lui aussi un grand amateur d'agrumes. Il résulte d'un inventaire de succession très détaillé qu'à sa mort, il possédait 70 orangers.

La Chapelle de la Groirie

Celle-ci est originale : octogonale à l’extérieur et ronde à l’intérieur.
Elle a gardé un magnifique décor de boiseries datant du XVIII ème siècle (autel, portes placards courbes etc.….) en chêne naturel dit « boiseries à la capucine ».

Le tableau, ornant le maître autel, vendu, il y a vingt ans, vient d'être retrouvé et racheté par les nouveaux propriétaires de la Groirie. Il retrouve ainsi sa place dans la chapelle. Il est attribué à l’école du peintre Karl Van Loo et représente l’ascension du Christ.
On ne peut que se rejouir de son retour.

Les vitraux quant à eux datent du 19 ème siècle.

Le pigeonnier, fuie ou colombier

Ce bâtiment tel qu'il se présente à vos yeux a une histoire étonnante.
En effet, il a été construit au XVIII ème mais dans le goût du XVII ème siècle car le premier pigeonnier bati fut transformé en chapelle par le Marquis de Samson.
Il était dés lors important d'en faire reconstruire un. Le pigeonnier est le symbole fort du pouvoir féodal ou seul le seigneur ayant droit de haute et basse justice sur ses terres, avait le droit de construire un pigeonnier de plein pied.
Il témoigne aussi de la richesse de son propriétaire, chaque boulin (logement d’une famille de pigeon) correspondant à 1 arpent de terre (environ 4500m2).
Une importante campagne de restauration a commencé au début de l'année 2011 pour la réfection de sa toiture, de sa corniche, de ses lucarnes et de son bandeau. Les travaux ont fini en juin 2011 avec la pose de l'épi de faitage en grés emaillé realisé par Philippe Menard.